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L’agrile du frêne

17.09.2018
PAR Fabienne Déturche
L’agrile du frêne a été détectée à Sherbrooke. Le gouvernement fédéral a donc élargi la zone règlementée à la MRC de Memphrémagog.

Dans la zone réglementée, l'Agence canadienne d’inspection des aliments a imposé des restrictions interdisant le déplacement de matières précises, y compris les produits du frêne et le bois de chauffage de toutes les essences, afin de prévenir la propagation de l’insecte.

L'agrile du frêne est un coléoptère envahissant extrêmement destructeur qui attaque et tue toutes les espèces de frênes. L'agrile du frêne a déjà tué des millions de frênes en Amérique du Nord.
 
IDENTIFICATION DE L'AGRILE DU FRÊNE
Les adultes sont vert métallique sur le dessus et vert émeraude en-dessous. Du fait de leur taille relativement modeste (8,5 à 14,0 mm de longueur sur 3,1 à 3,4 mm de largeur), ils sont difficiles à détecter et il est souvent plus facile de repérer les galeries sinueuses forées par les larves ou les frênes infestés que l'insecte lui-même.

AIDEZ-NOUS À PRÉVENIR LA PROPAGATION DE L'AGRILE DU FRÊNE
La propagation de l'agrile du frêne est le plus souvent favorisée par le déplacement de bois de chauffage et d'autres produits du frêne. Le déplacement de bois de chauffage infesté peut permettre au ravageur de se déplacer rapidement sur de grandes distances.

En freinant la propagation de l'agrile du frêne, vous contribuez à protéger l'environnement et les ressources forestières du Canada. Vous aidez également
l'industrie forestière et les pépinières dans les zones non réglementées de l'Ontario, du Québec et du reste du Canada à conserver leur accès aux marchés internationaux.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

Conservation des chauves-souris

17.09.2018
PAR Fabienne Déturche
Ce mois-ci, nous avons rencontré Victor Grivegnée-Dumoulin, biologiste et l’un des piliers de Conservation Chauve-souris des Cantons de l’Est, pour parler de son sujet de prédilection.
 
Dans quelle mesure devrions-nous nous préoccuper du récent déclin des chauves-souris au Québec ?
Le déclin de nos chauves-souris affecte grandement notre économie et notre environnement. La diminution de celles-ci entraîne une augmentation de l'utilisation des pesticides par les agriculteurs qui perdent cette alliée précieuse. En plus de permettre un contrôle des insectes nuisibles, elles offrent un spectacle incroyable au coucher du soleil pour les observateurs qui sauront attendre sa sortie.
 
Que peuvent faire les citoyens pour aider les chauves-souris ?
Le meilleur moyen de leur venir en aide est de les laisser tranquille. Il est facile de cohabiter avec celle-ci, car elles ne dérangent pas l'homme dans ses activités. Il est certain qu'elles peuvent être dérangeantes dans les greniers à cause du guano (excrément de chauves-souris), mais un plastique peut être placé sous leur cachette et être nettoyé à l'occasion. Des dortoirs peuvent être installés, mais il faut s'armer de patience, car le déménagement peut être long. De nombreuses espèces de chauves-souris vivent uniquement dans nos forêts. La conservation des arbres matures ou morts et des milieux humides est donc primordiale. De plus, la réduction des pesticides et l'interdiction des plus nocifs est aussi une priorité pour notre équipe.
 
Est-ce que les dortoirs pour chauves-souris fonctionnent ?
Il faut être patient avant qu'ils deviennent efficaces. Ils sont préférés par les mâles, car ils n'atteignent pas la température idéale pour les maternités. Des modèles chauffants sont en développement et pourraient combler le problème et favoriser les femelles qui s'occupent des petits.
 
Nous avons perdu plus de 90% de nos petites chauves-souris brunes. Avez-vous bon espoir qu'elles pourront se rétablir?
La communauté scientifique semble d'accord à dire que le déclin est terminé et que les populations sont plus stables. Les individus restants sont probablement résistants au syndrome du museau blanc. Il faut donc favoriser la conservation des chauves-souris toujours en vie pour permettre aux parents porteurs du gène résistant de se reproduire et de le transmettre aux générations futures.
 
Pourquoi t’intéresses-tu aux chauves-souris?
Que demander de mieux que de travailler avec le seul mammifère volant qui a évolué en utilisant l'écholocation pour se repérer et chasser. Elles sont si mystérieuses lorsqu'elles s'élancent dans la nuit et tellement utiles pour chasser les insectes. Je ne pouvais pas demander mieux que de tomber sur la belle équipe de Conservation Chauve-souris.
 
Pour les contacter : conservationchauvesouris@gmail.com
Pour plus de détails : conservationchauvesouris.com

LIVRÉE DES FORÊTS

07.06.2018
PAR Fabienne Déturche
La livrée des forêts (Malacosoma disstria) est un insecte indigène pouvant être retrouvé près des résidences et dans les arbres. Elle s’attaque davantage aux essences feuillues et plus particulièrement aux peupliers faux tremble. Ce phénomène naturel revient environ tous les 10 ans et d’une durée de 2 à 5 ans selon les cas. C'est donc normal.

La livrée des forêts est un parasite vivant en colonie mangeant les bourgeons, les fleurs et les feuilles des arbres pendant environ 6 semaines. D’ailleurs, les feuilles des arbres plus forts repousseront immédiatement après l’épidémie. La défoliation de l’arbre peut le rendre plus vulnérable et peut ralentir sa croissance mais sans pour autant anéantir l’individu concerné. Fort heureusement, cette espèce se reproduit une seule fois dans l’année et atteint sa maturité mi-juin où elle devient un papillon nocturne jusqu’en août.

COMMENT LA RECONNAÎTRE ?
La livrée des forêts possède un dos noir, une large bande bleue qui se dessine de chaque côté de son corps, une rangée de taches blanches, en forme de trou de serrure, ainsi que de très fines stries longitudinales, de couleur orange. (MFFP,2016) Elle tisse une toile de soie à la surface du tronc ou des branches. Il ne faut pas confondre avec la livrée d’Amérique qui tisse, quant à elle, des tentes pour s’y réfugier. Certaines espèces, outre la livrée d’Amérique, peuvent être confondues avec la Livrée des forêts notamment la chenille à tente estivale, la tordeuse du cerisier et la livrée du Nord. C’est pourquoi il est nécessaire de bien l’identifier.

ACTIONS À PRENDRE LORSQU’IL Y À PRÉSENCE DE LIVRÉE DES FORÊTS
Habituellement, puisque la livrée des forêts est une espèce indigène, la nature s’occupe de rétablir l’équilibre par elle-même. Les oiseaux, araignées et guêpes, ainsi que les mouches parasites sont d’excellents prédateurs de la livrée des forêts.

Si des œufs sont retrouvés autour des branches de vos arbres, ils doivent être éliminés à l'automne ou au début du printemps suivant la ponte pour limiter l’infestation. Ils doivent être arrachés de l’arbre délicatement pour ne pas abîmer l’écorce. Mettez les amas d’œufs dans un sac fermé hermétiquement puis jetez le sac aux ordures.

Cependant, si l’infestation est grave, une intervention peut être nécessaire. Une eau additionnée de détergent à vaisselle sans phosphate (1 c. à thé par litre) ou un pesticide, comme Bacillus thuringiensis, ou Bt, (insecticide biologique), peut être vaporisé sur les feuilles des arbres.

L’utilisation de pesticide est réglementée (règlement N°163) puisque qu’elle comporte des risques pour la santé et la biodiversité. Par contre, ce biopesticide fait partie de ceux à faible impact et l’obtention d’un permis n’est pas nécessaire. Toutefois, il est préférable d’avertir ses voisins et tenir au courant la municipalité. L’intervention doit se dérouler de la fin mai au début juin, lorsque les chenilles sont encore petites. Il est donc un peu tard pour agir car les chenilles deviendront bientôt papillons.

Lavage des embarcations

02.05.2018
PAR Alain Déry
EN COLLABORATION AVEC
Forêt, faune et parcs Québec
Les espèces exotiques envahissantes constituent un enjeu environnemental majeur et sont souvent introduites par des embarcations qui n'ont pas été lavées entre leur usage d'un plan d'eau à un autre.

Pour éviter de propager des espèces exotiques envahissantes entre différents plans d'eau, il importe de respecter les mesures de précaution qui s'imposent :
  • Inspectez votre embarcation, la remorque ainsi que l'équipement et retirez entièrement la boue, les plantes aquatiques, les débris et les animaux visibles avant de quitter le plan d'eau. Il importe de les jeter dans un endroit, telles des poubelles, qui préviendra leur réintroduction dans le milieu naturel ;
  • Videz toute eau pouvant se trouver dans votre embarcation, tels que dans les viviers, le moteur, la cale et les glacières avant de quitter le plan d'eau;
  • Nettoyez l'embarcation, sa remorque ainsi que tout équipement ayant été en contact avec l'eau. Il est recommandé d'utiliser une laveuse à pression, à une pression de 2600 psi, pour permettre de bien déloger les organismes sans endommager l'embarcation. L'utilisation d'eau froide est tout à fait acceptable. Toutefois, l'utilisation d'eau chaude à 50°C permet, en plus de déloger les organismes, de les tuer.
  • Séchez votre embarcation, la remorque et l'équipement pendant au moins cinq jours, à un taux d'humidité de 65 % ou moins, avant d'accéder à un autre plan d'eau.
  • Répétez toutes ces étapes lorsque vous prévoyez visiter un nouveau plan d'eau.
Visionnez la vidéo en cliquant sur l'image
HEURES D'AFFAIRE
DU LUNDI AU JEUDI
de 8h30 à 12h et de 13h à 16h
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SOS BRACONNAGE
819 572.6072
www.sq.gouv.qc.ca/poste-mrc-de-memphremagog

SURETÉ DU QUÉBEC
1 800 463.2191
www.mffp.gouv.qc.ca/faune/sos-braconnage